
A l’automne 2009, une expédition d’alpinisme
partira pour tenter la première traversée intégrale
est-ouest de la cordillère Darwin, à l’extrême
sud de la Patagonie. Cette expédition singulière
renouera avec l’esprit des grandes explorations du XIXe siècle
en réunissant des alpinistes, des
scientifiques, des photographes et cameramen et un écrivain voyageur.
Ce projet est lauréat du « Millet Expédition Project
» (catégorie scientifique).
Le projet « Un rêve de Darwin » est également
l’objet d’une étude sur le management d’équipe
et du leadership stratégique dans des situations hautement risquées
et incertaines. Ce
programme de recherche, élaboré par des chercheurs en
gestion de l’Université Paris10,
l’Université de Nice Sophia Antipolis et HEC Montréal,
a été sélectionné par l’ANR (Agence
Nationale de la Recherche) et bénéficie de son soutien
financier.
Objectifs de l’aventure : Voir
le fichier complet PDF d'Yvan ESTIENNE !
En septembre 2009, une expédition
française part au bout du monde, à la conquête de
l’une des dernières terres inconnues !


L'objectif de cette expédition est de réaliser la première
traversée mondiale est-ouest de la Cordillère Darwin,
à l'extrême sud de la Patagonie (Terre de feu), et d'y
faire l'ascension de sommets encore inconnus. Cette chaîne de
montagnes a été découverte par Darwin en 1832 lors
de son tour du monde à bord du Beagle. Tout proche du Cap Horn,
elle reste aujourd'hui encore largement inexplorée ; les conditions
climatiques y sont en effet extrêmes et imprévisibles (vents
très violents, tempêtes, variations brutales de température)
et les difficultés en termes d'alpinisme sont très importantes
(glaciers crevassés en perpétuel mouvement, parois rocheuses
inaccessibles). Un bateau servira de camp de base itinérant à
l'équipe qui devra être totalement autonome (pas de secours
possible). Le chef de l'expédition, Yvan Estienne, est un guide
de haute montagne qui a organisé et mené plus d'une vingtaine
d'expéditions en l'Himalaya (Everest, Makalu, Ama Dablam...)
et dans les Andes. L'équipe est composée de dix guides,
alpinistes professionnels de haut niveau qui ont pour la plupart réalisé
des premières mondiales très engagées, dans les
Alpes ou en Himalaya. Des cameramen et réalisateurs du film les
accompagneront, ainsi qu'un manager, un écrivain-voyageur, des
historiens et des chercheurs en gestion, médecine et biologie.
(source)
!
UN REVE DE DARWIN : (lien vers le site officiel) !
Soutenez l'asso : http://www.unrevededarwin.fr/soutenez-l’asso-un-reve-de-darwin/
l’expEdition UN REVE DE DARWIN à dEbutEe.
Le site www.unrevededarwin.com est ouvert, il sera enrichi au fur et à mesure de notre progression.
Il est possible de nous envoyer des mail (courts en sans pièce jointe SVP) à contact@unrevededarwin.com
que nous récupérerons via l’antenne Immarsat sur le bateau, et auxquels nous pourront répondre.
Nous sommes équipés de téléphones Iridium. pour nous joindre, 2 numéros :
DARWIN 1 au camp de base, le +881632511345 (le bateau en fait),
DARWIN 2 sur le terrain, le +881632511346
Des fichiers photos, textes, et vidéo pourront être mis à votre disposition,
votre contact à Paris : dominique.atlani@lasourisverte.net
mercredi 30 septembre
Levé à 6h00 pour finir de préparer les sacs et charger le camion qui a été affrété pour l’occasion. Yvan, Pierre, Guillermo et François sont resté à Punta Arenas. Ils nous annoncent par téléphone que le ferry Bahia Azule n’est lui-même pas assuré de quitter le port ce soir. Des vents de 150 Km / heure sont attendus dans la nuit… Transport en bus vers Punta Arenas… Embarquement du matériel à bord de la Bahia Azule… Retour à l’hotel pour une dernière douche avant le départ… Nous en profitons pour mettre à jour le site car la connexion satellite a été un peu capricieuse ces derniers jours…
JEUDI 01 OCTOBRE

Première nuit à bord du Bahia Azul et première victoire : nous avons enfin franchi, pendant notre sommeil et presque sans s’en rendre compte, le tumultueux canal de Magellan. Nous naviguons à présent sur le Canal de Magdalena. La nuit a été calme à l’exception du passage au Cap Froward, point de rencontre des deux océans ...
L’aventure se poursuit à grands pas maintenant, l’euphorie de tous de se retrouver sur le Nueva Galicia laisse place à l’excitation générale de voir les terres de la Cordillère de Darwin se rapprocher, nos guidos et alpinistes trépignent déjà à l’idée de se retrouver enfin en montagne ...
VENDREDI 02 OCTOBRE

Nous avons finalement débarqué dans de très bonnes conditions. Yendegaya : la pleine lune découpait sur l’horizon les montagnes enneigées. Un spectacle grandiose !
SAMEDI 03 OCTOBRE

Nous entreprenons un premier voyage vers le glacier afin d’y établir un camp de base pour les huit alpinistes désignés pour entreprendre la traversée d’ouest en est de la cordillère de Darwin. L’équipe comprend : les deux Pierre, Stéphane, Pascal, Yann Estienne, Mathieu, Hubert et Yann Michalet.
MARDI 06 OCTOBRE

La traversée est grandiose. Nous doublons plusieurs magnifiques glaciers qui se jettent dans la mer. Nous nous arrêtons devant Roncagli, glacier aux dimensions impressionnantes. Nous organisons une première marche de reconnaissance pour préparer l’ascension du deuxième groupe d’alpinistes. C’est un grand beau temps qui nous accompagne durant toute la marche d’approche. Demain Dominique, Yvan et François tenteront de le gravir pour rejoindre l’équipe déjà en montagne.
VENDREDI 09 OCTOBRE

Yvan, Dominique et François nous proposent d’attendre l’arriver des chercheurs, prévue pour demain matin, puis de rejoindre directement la première équipe à Yendegaya et enfin, de venir les récupérer près du glacier Roncagli.
DIMANCHE 11 OCTOBRE
À la recherche de l'itinéraire accessible ...

Les déboires se succèdent et ne nous laissent pas de répit », raconte Thomas, l'un des membres de l'expédition briançonnaise "Un rêve de Darwin", dans son journal de bord.
Le 6 octobre, l'équipe mettait le cap sur le glacier Roncagli. Le 7, François, Yvan et Dominique décidaient de rejoindre le premier groupe d'alpinistes par ce glacier. Une nouvelle voie d'accès à la cordillère Darwin susceptible d'être utilisée comme itinéraire de repli. Prévoyants, ils avaient prévu 10 jours d'autonomie en préparant leurs sacs.
Le 8, Yvan signale que le glacier ne se laisse pas franchir, obligeant les trois alpinistes à faire demi-tour.
Dans le même temps, le vent s'est levé et la marine chilienne interdit à l'équipe restée à bord du Nueva Galicia de prendre la mer pour aller récupérer François, Yvan et Dominique.
Ce même 8 octobre, il est 17 heures quand l'équipe du bateau apprend que le premier groupe d'alpinistes qui s'était engagé en montagne voici quatre jours, est bloqué au niveau du col de la Saint-Valentin et doit faire demi-tour pour retourner à Yendegaya, son point de départ.
Un nouveau plan doit être élaboré. Car tous entendent bien aller au bout de leur "rêve de Darwin".
LUNDI 12 OCTOBRE

Après quelques minutes de marche, nous voyons apparaitre au loin les premières vestes rouges des membres de l’équipe DARWIN 2.
Les séracs du col Saint Valentini sont infranchissables, nos camarades ont cherché en vain une voie praticable des heures durant. Journée d’échec donc, pour toute l’équipe d’alpiniste. Difficile à accepter pour tous, d’autant que la météo, donnée capitale en Patagonie, nous est exceptionnellement favorable depuis plusieurs jours.
La conséquence de cette journée est sévère : la traversée de la Cordillère de Darwin, telle que nous la rêvions, ne pourra se réaliser.
DIMANCHE 18 OCTOBRE

Au delà des picos Frances et Italia, attendent leurs premiers vainqueurs du haut de leurs magnifiques parois et arrêtes. Ces sommets pourront s’effectuer en technique alpine pour certaines, et en ski pour d’autres.
MercreDI 21 OCTOBRE

Les alpinistes partent aujourd’hui à gravir un sommet vierge, a ski de rando, qui sera conquis au bout de 6 heures d’effort et malgré une importante tempête de neige.
LUNDI 26 OCTOBRE
Quant à l'équipe Darwin 1, elle se prépare à rejoindre le cap Horn, avec un renfort de poids, Gérard Estienne, le frère aîné d'Yvan. Une fois n'est pas coutume, le temps est presque clément jusqu'à l'île Horn, en ce vendredi 23 octobre. Mais déjà la météo se gâte. À suivre...
JEUDI 29 OCTOBRE


« Nous avons vécu une aventure extraordinaire, se réjouit Yvan Estienne. Mais tout reste à faire. La Cordillère Darwin reste un défi majeur. Il y a ici pour un siècle d'alpinisme à venir. »
Le Dauphiné Libéré ...
Transforrmer ses rêves en réalité peut être quelquefois long, très long ...
Les éléments sont ici, bruts, forts, rudes et puissants et finalement l'homme est remis à sa juste place d'un tout dont il n'est pas encore le centre.
L'humilité est de mise dans un monde où seuls, baleines, otaries et dauphins jouent encore librement, partout ici, de la rencontre de la montagne et des ses glaciers dans notre mer ...
à suivre sur le site officiel