Comme de nombreux sports actuels, le ski tire ses
origines dactivités déjà pratiquées par nos
lointains ancêtres. Les chasseurs préhistoriques utilisaient déjà
des patins de bois pour se déplacer dans le neige. On a retrouvé
des dessins de ces skieurs dans des grottes. Cest en 1774
que lon retrouve les traces de compétitions en Norvège,
et comme dans beaucoup de sports, cest larmée qui sera le
principal facteur de développement.
En 1888, le ski est révélé au monde par lexplorateur
Nansen qui réussi la première traversée du Groenland dest
en ouest après les nombreux échecs dexpéditions françaises
et anglaises. Leur secret : les patins à neige. Dès lors, le ski
va prendre un élan qui va le mener à son essor actuel.
Cest le ski nordique qui sera à lorigine de ce développement,
course de ski de fond et saut à ski. Rapidement la naissance du ski en
descente va également simposer, c'est le ski alpin : descente et
slaloms permettent de démontrer la virtuosité des skieurs. Le
matériel est au début très sommaire, des planches de bois
et des lanières. La chute nest pas sans danger.
Puis les militaires commencent à utiliser le ski de randonnée
pour les déplacements en terrain montagneux et c'est vraiment vers les
années 1950 que le ski de randonnée prend son essor.
Le matériel assez lourd à l'origine, s'allège et devient
plus technique pour notre plus grand bonheur.
Un minimum de technique de ski
sur piste est indispensable pour pratiquer le ski de randonnée, avoir
pratiqué un peu de hors piste peut aider pour la descente mais pour l'initiation,
un niveau classe 2 "école de ski" suffit.
De part expérience, le plus difficile lors de la découverte de
l'activité est la montée : il faut être en forme physique
et avoir envie de se "dépenser".
Arrivé au sommet, épuisé, outre le risque
de se faire mal à la descente,la fatigue ne vous permettra pas de profiter
pleinement de celle-ci. Une activité physique régulière
comme le footing, le vélo, le ski de fond ou la marche sont des exercices
parfaitement adaptés. Il faudra choisir par la suite une randonnée
en fonction de sa forme, de son niveau technique, des conditions de la neige.
Pour la première randonnée, ne pas chercher la difficulté
: découvrir la technique et l'ambiance par une sortie facile comme "le
col des ourdeïs" par exemple.
L' unité de mesure pour
la majeure partie des randonnées, outre l'aspect technique, est le
dénivelé :
-700 à 900 mètres de montée représente 2 à
3 heures d'effort et doit convenir aux débutants ou aux pratiquants peu
entraînés.
-1000 à 1300 mètres de dénivelé nécessite
déjà un peu de pratique et un bon entraînement.
- plus de 1300 mètres de dénivelé demande une bonne pratique
régulière et un excellent entraînement.
Pour vous situer, un débutant peu entraîné va faire 250
mètres de dénivelé positif par heure.
Un compétiteur de haut niveau fera 1400 mètres de dénivelé
positif par heure selon les conditions de neige.
Selon l'exposition et la saison, la neige pourra être poudreuse (en janvier)
ou gelée au nord, transformée ou coûtée au sud, soufflée,
soupe en fin de randonnée : il faudra donc s'adapter.
Il faut donc choisir sa randonnée selon les conditions météo,
les conditions nivologiques et sa forme du moment.
Le principal sera toujours la stabilité du manteau
neigeux pour des raisons de risque d'avalanche.
Ne pas hésiter à prendre l'avis des professionnels qui sont
toujours sur "le terrain" et qui ont eu connaissance de l'évolution
de la neige.
Pour le matériel, il vous faut :
des skis, chaussures, bâtons, ARVA, pelle, sonde, un sac à dos,
bonnet, lunettes de soleil de haute protection, masque (si il neige), gants,
gourde, couteau, crème solaire, pull ou fourrure polaire, coupe-vent
type Goretex, pantalon de ski, chaussettes, collant, sous-vêtements.
Pour une pratique du ski de randonnée en raid ou haute montagne, le matériel
d'alpinisme sera fort utile.....voir pour ce genre de ski-alpinisme une sortie
type : Les
dômes de MONETIER
Avoir son matériel pour une pratique
régulière est intéressant mais pour une pratique occasionnelle
on pourra louer sans problème le matériel dans des magasins de
sports
Si vous décidez de faire appel à un professionnel, il vous fournira
la plupart du temps tout le matériel de sécurité (ARVA,
pelle,sonde) et sera toujours la pour vous aider dans tous les petits problèmes
de la randonnée.
LES SKIS
Depuis quelques années, le matériel
a évolué : skis et fixations de randonnée et chaussures
sont devenus plus légers, et la forme des skis permet une technique beaucoup
plus facile.
On choisira de préférence un ski parabolique, d' une taille inférieure
de 10 à 20 cm à notre taille
LES FIXATIONS
Les fixations pour la randonnée
se règlent de deux façons : le talon bouge librement durant l'ascension
mais est bloqué dans les descentes. Pour plus de confort dans les montées,
on ajoute une cale. Le ski est relié au skieur par un système
de lanières ou un frein-ski sur les nouveaux modèles de fixations.
LES CHAUSSURES
Le choix de la chaussure est primordial : les chaussures actuelles de ski
de randonnée sont à la fois confortables et techniques. Mais chaque
pied est un cas particulier et toutes les marques ne lui conviendront pas !
Pour cette raison, prenez le temps d'essayer plusieurs modèles et lors
de vos après midi pluvieux chez vous, n'hésitez pas à faire
le tour des magasins et de trouver la chaussure qui est faite pour vos pieds.
Pas trop serré, pas trop large, voilà nos recommandation.. et
ne mettez surtout pas 2 paires de chaussettes.
L'utilisation est ici traditionnelle. Ils servent tant à l'équilibre
qu'à la "propulsion" en montée. A la descente, ce sont
des points d'appuis parfois indispensables (pentes raides).
Les bâtons doivent être légers et solides avec une rondelle
assez large pour des appuis suffisants en neige profonde. Ils doivent avoir
une poignée avec dragonne de sécurité s'ouvrant en cas
d'avalanche ou de blocage du bâtons dans une branche par exemple.
Il existent 2 types de bâtons
- Les bâtons de ski de piste
C'est la solution la plus simple. Prendre des bâtons légers et
solides avec si possible une rondelle assez large pour des appuis suffisants
en neige profonde. - Les bâtons télescopiques
Le bâton télescopique est intéressant pour son faible encombrement
(portage sur ou dans le sac) et pour la longueur réglable lors des montés.
LES VÊTEMENTS
Le système mufti couche qui consiste à utiliser plusieurs types
de vêtements superposes avec transfert et évacuation de la transpiration semble
être de loin le plus efficace car il est adaptable aux modifications thermiques
et hygrométriques liées a la progression et aux conditions météo.
Les vêtements seront chauds et très pratiques : on est souvent amenés à enlever
une épaisseur à la montée, la remettre pour une pause, l'enlever pour la descente
. Il faut donc que tout ceci soit facile à mettre et à enlever. Par exemple :sous-vêtements chauds (caleçon et tee-shirt), veste
polaire, veste et sur pantalon en gore-tex que l'on enlève en fonction des besoins.
Et bien sur : gants, bonnet, chaussettes et lunettes de soleil.
Ne pas attendre de transpirer pour enlever une couche. En effet, en conditions
extrêmes,avoir trop chaud peut paradoxalement aboutir à une hypothermie résultante
de la déperdition de chaleur accélérée par l'humidité corporelle.
A mettre dans le sac : un tee-shirt de rechange (ne
pas rester humide!), une paire de gants supplémentaire, une "doudoune" (veste
en duvet) en cas d'arrêt prolongé bivouac volontaire ou non (cela arrive!).
Quelle que soit la sortie prévue, un sac à dos est indispensable;
nous aurons régulièrement besoin de nous dévêtir ou de nous alimenter....de
petite capacité pour une sortie à la demi-journée il sera plus technique et
d'une capacité de 30 litres pour une sortie à la journée. Des attaches skis sur les côtés du sac seront
très appréciables lors de portage dans les pentes raides.
L'
ARVA
Ce qui, traduit, signifie : Appareil de Recherche de Victimes
en Avalanches ; un seul mot pour le représenter INDISPENSABLE .....et
bien sur, savoir s'en servir.
Associé à l'appareil et toujours dans le sac, la pelle et la sonde ainsi qu'un
moyen de communication (radio ou téléphone). Prenez l' habitude de toujours
partir avec les trois outils; nous reviendrons à la connaissance de l' ARVA
et de son utilisation dans une page spécialement consacrée à celui-ci.
-
LES
PEAUX DE PHOQUE ou PELUCHES ANTI-RECUL
haut de page
Les peluches anti-recul autocollantes, car cela fait longtemps que la vrai peaux
d'un phoque n'est plus utilisé, se sont imposées au fil des ans
et sont actuellement les seules utilisées.
A l'origine, les peaux étaient fabriquées avec des poils de phoque,
et auraient été inventées vers 1930. Les premières
peaux autocollantes sont arrivées en 1976.
De nombreuses qualités de peluches ont été développées
: poils mohair ou synthétiques, traitement hydrophobe ou non, poil plus
ou moins long, plus ou moins denses. Chacune de ces caractéristiques
donne des qualités différentes à la peau
Les types de poil Mohair: constituées de mohair ( poil de chèvre angora ).
Les poils sont teintés et fixés dans la trame du support de la
peau avec une fine couche de caoutchouc.
C'est avec ces peaux que l'on obtient la meilleure glisse et donc le moins de
fatigue à la montée.
Mais c'est aussi ces peaux qui ont l'usure la plus rapide (ce qui améliore
encore la glisse mais diminue la tenue).Lorsque la neige botte, vous aurez aussi
de plus gros sabots, pour l'éviter au maximum deux solution :
- utiliser les peluches hydrophobes (le traitement est efficace à vie)
- appliquer, avant le départ, du silicone ou PTEF en spray ( type Téflon)
sur la peluche. Cela améliore aussi la glisse. En cas de neige "râpeuse"
l'effet peut ne pas durer toute la randonnée. Ce traitement est à
faire avant chaque sortie. Vous pouvez aussi utilisez de la paraffine ( ou fart)
à froid. Synthétique: elle sont apparues après les peaux mohair.
La trame est plus épaisse qu'une peau mohair. Le résultat est
dons assez lourd et rigide. Par contre le matériau utilisé est
par nature hydrophobe.
Ces peluches sont celles qui résistent le mieux dans le temps. L'effet
anti-recul est excellent dans toutes les neiges. La trame résiste assez
bien aux déchirures sur les pierres.
La glisse est moins bonne. Mixte: ces peaux sont constituées d'un mélange de poils
synthétique et de poils mohair en proportion variable selon le fabriquant
ou le modèle de peau.
Quelle est donc la bonne bonne peau ?
Pour un usage classique, c'est à dire pour le loisir, une bonne peau
sera un compromis entre la solidité, l'antibottage et la glisse.
1. Ajustage en largeur des peaux sur
les skis
Une peau est efficace si elle est ajustée au ski. C'est particulièrement
vrai dans les traversées sur neige dure (on peut alors aussi mettre des
couteaux) :
Une peau trop large recouvre les carres et empêche le ski d'accrocher.
Une peaux trop étroite ne joue plus son rôle de retenue car elle
ne touche pas la neige.
Il faut donc qu'au patin la peau laisse la carre visible pour permettre le retenue
longitudinale et latérale du ski en traversée sur neige dure mais
pas trop non plus sinon la peau n'accroche plus.
Skis classiques
Pour ces skis, les peaux sont de largeur constante car le ski est peu taillé.
Largeur de la peau = largeur du ski au patin moins 4 millimètres. Skis paraboliques
Ces skis sont très taillés. La peaux doit suivre les carres sur
au moins le tiers central du ski : il faut donc investir dans une paire de peaux
adaptée aux skis ou tailler une paire de peaux droite en fonction de
la forme du ski.
2.Ajustage des peaux en longueur
La peau doit être ajusté en longueur : coupez l'extrémité
de la peau (avec des bons ciseaux) à 10 ou 15 cm du talon du ski. Il
faut faire une découpe arrondie pour éviter que la peluche ne
se décolle dans les coins.
Plus vous raccourcissez votre peau, meilleur sera la glisse mais moins bonne
sera la retenue.
LA FIXATION DE LA PEAU
SUR LE SKI
Autocollante simple :la peau est fixée à la spatule du ski par
un simple étrier métallique et elle ne tient uniquement que par
la qualité de la colle.
Elle a une excellente glisse mais si la colle n'adhère plus c'est très
désagréble pour la suite de la randonnée.
Autocollante avec tendeur : la peau est fixé
à la spatule par un étrier qui est relié à la peau
par un tendeur en caoutchouc; le talon de la peau reste libre et il est possible
d'enlever la peau sans déchausser pour le passage de la montée
à la descente.
Si vous n'êtes pas compétiteur, nous ne vous conseillons pas ce
modèle car la colle doit être de bonne qualité et renouvelée
régulièrement.
Autocollante avec tendeur et talon : la peau
est fixé à la spatule par un étrier qui est relié
à la peau par un tendeur en caoutchouc. Le talon de la peau de la peau
est tenu par un crochet dans une encoche prévue à cet effet.
Si votre ski n'a pas d'encoche, vous pouvez le faire vous même ou par
un technicien en magasins de sports.
Ce système assure la meilleure tenue possible de la peau sur le ski.
Idéal pour ceux qui n'entretiennent pas vraiment la colle de leur peaux...
Les utilitaires de dépannage sur le terrain
Une petite bombe de colle en spray se met facilement dans le sac et permet de
remettre de la colle en cas de problèmes. Il vaut mieux faire cela la
veille à la maison ou en refuge. On réencolle les 20 ou 30 derniers
centimètres de la peau.
C'est un dépannage qui ne fonctionne pas en cours de randonnée,
cela permet seulement de retarder un réencollage total.
La trame double-face ou de l'adhésif double face vous permettront de
poursuivre votre randonnée.
Il suffit de mettre un morceau de trame encollé sur ses deux faces de
5 cm de long. C'est réutilisable et réencollable. C'est indispensable
d'en avoir deux ou trois morceau dans son sac pour les raids.
Un rouleau de strapal ou élastoplaste ( qui doivent d'ailleurs se trouver
dans votre pharmacie) pourront aussi vous être d'un grand secours.
Les couteaux sont utilisés lorsque
la neige est très dure et que l'adhérence des peaux ne suffit
plus ou lorsque le dévers de la pente est très marqué.
Il existe deux types de couteaux : mobiles ou fixes.
Les couteaux mobiles sont fixés sous l'avant du pied, sur la plaque mobile
de la fixation : Ils se soulèvent avec le pied et permettent ainsi de
ne pas freiner le glissement dans la phase d'avancée du ski.
mais en traversée, le ski peut glisser au moment ou le skieur met son
pied en mouvement (le couteau se soulève avec le pied).
De même, l'utilsation des cales de montée est difficile car la
plaque mobile ne revenant plus sur le ski, le couteau ne mort plus complètement
dans la neige.
Les couteaux fixes eux se placent sur le ski, à l'aplomb du centre de
gravité du skieur. Il sont donc indépendants de la fixation et
de la levée du pied.
L'avantage est que l'accroche est optimum et l'utilisation des cales de montée
ne pose pas de problème, l'inconvénient est que le couteau freine
aussi l'avancée du ski.
L'utilisation des cales de monté et des couteaux mobiles est contradictoire,
car avec la cale, le couteau ne mort plus dans la neige dure.
Il faut donc utiliser judicieusement les cales de montée en fonction
de vos couteaux.
PHARMACIE
Petite pharmacie pour les premiers secours
pour une sortie à la demi-journée et journée, plus conséquente pour une autre
usage.
Une couverture de survie et une toile de 2 mètres carré pourront revêtirent
une très grande importance en cas d'arrêt prolongé.
ALIMENTATION,HYDRATATION
Ce sont les carburants de votre "moteur". Pour optimiser ses
performances il faut l'alimenter correctement.La randonnée étant principalement
un travail d'endurance, l'hydratation doit être régulière et suffisante. Buvez
avant d'avoir soif environ toutes les demi-heures et en petite quantité. En
effet ,vous pouvez perdre jusqu'à 40% de vos moyens au bout d'une heure d'efforts
sans apport hydrique. De plus vous bénéficierez d'une meilleure récupération
en évitant ainsi crampe et courbature.
LES ADOS
L'évolution du matériel et sa légèreté
permet aux jeunes d'aborder le ski de randonnée et comme dans toutes
leurs activités, le côté ludique est important .
Il ne faut pas oublier que les motivations de l'effort en montée ne sont
pas les mêmes que chez l'adulte.
Plus encore chez les jeunes que chez les adultes, la notion de plaisir est primordiale
et c'est donc à partir de 13/15 ans que ces jeunes pourront commencer
le ski de randonnée.
Il est très difficile de trouver du matériel de randonnée
pour les + jeunes : les tailles de ski et de chaussures ne sont souvent pas
adaptés. Si ils sont vraiment demandeurs, on les orientera plutôt
vers du ski hors piste pour leurs faire découvrir la technique et le
milieu montagnard.
Pensez que de la qualité de la pose de vos peaux,
dépendra de la réussite de votre journée ou de votre sortie.
Il n'y a rien de plus désagréable que de devoir renoncer à
cause d'un problème de peaux.......d'ou l'importance de la pose
Les skis devront toujours être secs au moment du collage, un petit chiffon
vous rendra de précieux services.
Evitez de mettre la colle de vos peaux en contact avec la neige et si vous devez
"repeauter" une nouvelle fois, mettez vos peaux directement contre
vous ( entre votre ventre et la première épaisseur de vêtements)
ce qui leurs permettra de sécher.
Ne plantez pas vos skis par les talons dans la neige lorsque vous avez fixé
vos peaux.........mais oui, on le voit souvent. Ne jamais faire sécher les peluches en pleine chaleur
(soleil ou poêle du refuge), car cela modifie la qualité de la
colle.
La colle se détériore dans le temps et il est nécessaire
de réencoller les peaux chaque début de saison. Les farts à
chaud ou à froid n'endommagent aucunement la colle et permettent d'entretenir
la semelle des skis. Si le bout de la peau se décolle en cours de randonnée,
le fixer au sparadrap ou mieux avec un carré d'adhésif double
face. Il est aussi possible d'utiliser de la colle en spray qui sèche
en 5 à 10 minutes. Les systèmes à tendeur caoutchouc et
crochet talon empêchent tout décollement de la peau en cours de
randonnée, à condition de placer le crochet dans une encoche prévue
sur la talon du ski (encoche d'origine ou limée).
Ne pas hésiter à prendre une peaux de rechange si vous avez de
vielles peaux.
Un petit bout de fart sera bien utile pour farter les peaux si elles bottent
et de préparer la semelle avant la descente en "crayonnant"
celle-ci.
Ne pas surestimer ses capacités, s'informer sur les conditions de la neige,
préparer son itinéraire, avoir un équipement adéquat, éviter
de partir seul, prévenir quelqu'un de son itinéraire et de l'heure de retour
prévue. En cas de doute si vous ne connaissez pas
le terrain ou que vous n'êtes pas très sûr de vous, faites appel à un professionnel
présent sur notre
site.
TECHNIQUE
MONTEE La technique de montée en ski de randonnée
n'est pas vraiment problématique du moment que l'on reste dans des profils
humains. Comme lors de la pratique de tous sports, démarrage doux et progressif,
alimentation et hydratation régulières.
Dès les premières minutes, le randonneur va prendre confiance dans
la peau de phoque et s'apercevoir qu'il peut monter sans problème des pentes
assez raides.
Dès que la pente augmente, on utilise les cales de montée pour soulager
les jambes et l'effort physique. Les cales peuvent se mettre avec les bâtons
de ski (un petit tour de main à prendre) et la montée se fera toujours
en virages ........
La difficulté à la montée outre le profil et le dénivelé
viendra de la conversion, c'est-à-dire du changement de direction.
La conversion étant nécessaire dès que la pente est raide,
il est donc conseillé de s'entraîner avant.
Une conversion se fait vers l'amont en général et exceptionnellement
vers l'aval quand la pente est forte.
DESCENTE Un minimum de technique de ski sur piste est indispensable
pour pratiquer le ski de randonnée, l'idéal étant d'avoir
pratiqué un peu de hors piste mais pour l'initiation, un niveau classe
2 "école de ski" suffit.
La technique va dépendre de la qualité de la neige.
En neige de printemps et en neige transformée, il sera facile de skier
puisque la neige sera régulière et l'on retrouvera les sensations
et techniques de piste : mais ne pas oublier que l'on n'est pas sur les pistes.
Par contre, en neige poudreuse, la stabilité sera moins importante et
la descente beaucoup plus technique ( le matériel actuel va grandement
nous aider dans ce type de neige).
Il peut arriver lorsque la neige est vraiment difficile à skier d'être
obligé de faire des conversions vers l'aval pour changer de direction
: dans ce cas la, prudence et vitesse modérée sont gages de sécurité.
Mais comme nous le disons toujours, une
sortie en ski de randonnée c'est aussi le plaisir d'être dehors,
de faire un effort physique, de profiter de la beauté des paysages et
si la neige est bonne, tant mieux, sinon on s'adaptera ................